05 avril 2018
Association AVA : le refuge du bonheur

Qu'est-ce que l'Association AVA (Aide aux Vieux Animaux) ?

Il y a plus de 30 ans, Maxime et Jenny Légier, un couple d’amoureux des animaux indignés par le sort réservé aux plus vulnérables d’entre eux, ont fondé en 1986 le refuge du Quesnoy, ne supportant plus de voir les refuges euthanasier les animaux qu’ils ne pouvaient placer. Ainsi depuis sa création, AVA vient au secours et protège ces vieux animaux, bovins, chevaux, chiens, chats et même daims, qui cohabitent harmonieusement. Sur un domaine de 75 hectares en pleine campagne Normande, le refuge offre un vrai cadre de vie idéal à l'accueil de ses petits protégés. En 2003, les rênes de la Ferme ont été reprises par le Dr Thierry Bedossa, vétérinaire bénévole à AVA depuis 1990, lui-même intimement révolté par ces associations et refuges qui continuent à pratiquer ces mises à mort arbitraires et contraires aux principes élémentaires de bien-être et de bien-traitance. L’association s’efforce depuis de perpétuer le projet humaniste de ses fondateurs, en menant une réflexion centrale autour du bien-être et de la bientraitance des animaux, ainsi que du lien et de la relation entre l’Homme et l’Animal, et le vivant en général. Avec le Dr Bedossa une nouvelle mission a vu le jour, celle de proposer également une alternative à l'euthanasie pour les animaux aux comportements dit «gênants» dans leur foyer.

Quelles sont vos principales missions ?

La mission d’AVA englobe à la fois la prise en charge d’un animal, la recherche de son équilibre, et le travail permettant sa réhabilitation. Le refuge AVA est un des plus grands refuges indépendants de France avec près de 500 protégés, précurseur dans son rapport au vivant, en ce qu’il intègre la compréhension de l’environnement et l’étude du comportement pour apporter à chaque individu les solutions les plus adaptées à son bien-être. Nous apportons une alternative à l’euthanasie des animaux vieillissants, séniles, handicapés, dangereux ou agressifs, présentant des comportement gênants ou indésirables, ou souffrant de pathologies, en leur offrant autant que possible une retraite paisible et sereine à la campagne, avec des congénères, et choyés par des soigneurs passionnés. Un suivi médical et comportemental est mis en place pour chaque individu. L’euthanasie de ces animaux, qui sont des individus sensibles, intelligents, à la recherche d’une bonne vie, mais en situation de vulnérabilité, est encore bien trop souvent envisagée, même par les grandes associations de protection animale. Au refuge AVA c'est bien différent !

Et les chevaux dans tout ça ?

Il y a actuellement au refuge AVA une soixantaine d'équidés (chevaux, ânes, mulets, poneys) sur soixante hectares qui leurs sont totalement dédiés. La majorité de ces pensionnaires ont été laissés par des propriétaires particuliers - excepté les quelques placements de centres équestres - qui ne peuvent ou ne veulent plus s’occuper de leur compagnon car devenu trop vieux pour être montéou trop coûteux en frais de santé. L’association propose alors une alternative concrète à l’euthanasie ou à l’abattoir. La moyenne d'âge de ses nombreux équidés est supérieur à 22 ans. Actuellement la plus jeune des protégés d'AVA vient de fêter ses 10 ans (trotteuse rescapée des courses) et la Doyenne vient de fêter ses 33ans. En tout, quatre troupeaux de pensionnaires, celui dit « des petits vieux », celui des poneys, celui des juments et celui « du retour à la vie sauvage » avec un retour à la vie en groupe et une manipulation réduite, certains chevaux retrouvent leurs premiers instincts et s’éloignentde l’homme. Certains individus vivent également en petits groupes de deux ou trois. Les plus vieux évoluent au pied de la ferme pour une administration facilitée de leurs soins quotidiens, à commencer par une alimentation adaptée. Bien qu’ils continuent instinctivement de brouter, leurs dents usées ou carrément manquantes ne leur permettent plus d’assimiler correctement la nourriture. Il faut donc les complémenter avec du floconné spécial sénior, facilement ingérable. À cause de leurs âges avancés, il faut faire face à divers problèmes de santé : Syndrome de Cushing (dérèglement hormonal), ulcération, emphysème pulmonaire (maladie respiratoire), hématurie (sang dans les urines) et autres pathologies rénales et cardiaques qui, quand elles ne se terminent pas en hospitalisation, coûtent cher en temps et en argent. Il faut préciser que malgré ces soins, AVA ne prône ni ne pratique l’acharnement thérapeutique. Non, ce qu’on défend ici, c’est que la vieillesse animale et ses fardeaux ne peuvent être pour l’homme une excuse à la mort tant que le sujet montre qu’il est encore heureux de vivre. L’association a d’ailleurs reçu plusieurs sauvetages de particuliers qui, partageant ce même état d’esprit, ont racheté des vieux chevaux aux portes des abattoirs et les ont placés en pension retraite à AVA. Mais les pensions retraites se comptent sur les doigts d'une main...

Comment faire un don ?

Une telle prise en charge d’un animal a un coût important, au-delà des seuls soins vétérinaires. Nous faisons appel à la générosité de tous les humanistes et tous les protecteurs des animaux pour faire un don, nous aider à nous faire connaître, devenir nos parrains/marraines ou mécènes, chaque geste compte pour nos protégés ! En ce qui concerne tout particulièrement les 63 petits protégés équins d'AVA c'est tout autant de bouches à nourrir. Sachant qu’AVA ne perçoit aucune subvention de l’état. Notre poumon financier n’est autre que les pensions versées par les particuliers mais chez les chevaux, nous n'en comptons que trois. La soixantaine d’orphelins restante est la propriété du refuge et ne vit que sur les dons ponctuels. Pour pallier à cela, une campagne de parrainage a été récemment lancée, grâce notamment à une communication active sur les réseaux sociaux (lien ci-dessous). Le principe: faire un don du montant désiré (déductible à 66% des impôts) en échange de nouvelles du petit protégé. Cette démarche permet d’aider très concrètement le refuge à prendre en charge au quotidien l'animal parrainé. Nous invitons aussi à participer à nos cagnottes en ligne « Leetchi ». Enfin, le docteur Bedossa a également créé son propre fond de dotation « Bien Être Homme Animal » (BEHA) qui permet à AVA de recevoir des lègs auprès de donateurs d'autres types comme les entreprises. Vous pouvez envoyez vos chèques directement au Refuge ou participer via virement bancaire sur notre site internet ou encore par Carte Bleue en participant aux cagnottes en ligne Leetchi. Adresse postale pour adresser un don : Association AVA Ferme du Quesnoy 76220 Cuy Saint Fiacre

Site internet : http://avarefuge.fr/

Page Facebook : https://www.facebook.com/ava.refuge/

Site du BEHA : https://www.beha.fr/